Qui est l’Abbé Julio ?

Né en 1844 dans la Mayenne, Mgr Houssaye, dit l’abbé Julio, a notamment occupé le vicariat de Juvigné, puis de Javron, avant de rejoindre Paris. Il connaît des difficultés avec l’Église « officielle » et se rapproche de l’Église gallicane. Il fait alors connaissance de Jean Sempé, un « guérisseur mystique » qui opère par la seule prière. Celui-ci lui démontre que Jésus-Christ a donné à ses disciples le pouvoir d’imposer les mains aux malades, et à l’Église, des charismes de guérison qu’elle délaisse. L’abbé Julio s’emploie alors à rechercher dans les anciens rituels de l’Église les textes antiques d’intercession et de guérison. Il en dégage une doctrine de la guérison qu’il expose autour de lui : il prie, il magnétise, il impose les mains… Il écrit notamment le Livre des Secrets merveilleux qui a connu un succès sans précédent, selon le site Internet référencé, et est aujourd’hui encore régulièrement réédité. Ses différents ouvrages, publiés aux éditions Bussière ou Dervy, sont toujours très présents dans les librairies ésotériques. L’abbé Julio démissionne vers 1901 de l’Église romaine pour entrer ensuite dans le clergé de l’Église gallicane. Il reçoit l’épiscopat en 1904. Il meurt à Genève huit ans plus tard, en 1912.

Sa vocation de prêtre

Ordonné prêtre catholique, il exerça dans plusieurs paroisses de province. Il aurait eu une vie paisible s’il n’avait rencontré en 1888 Jean Sempé , qui était un grand guérisseur et voyant. À sa mort en 1892 , Jean Sempé lui transmet son miraculeux pouvoir de guérison .A partir de là , il accomplit sa mission qui est de soulager et consoler ceux qui souffrent grâce à la prière, la vertu du sacrifice de la Messe et avec l’assistance des Bons Esprits ( aujourd’hui on dirait les guides , les Anges, les Forces invisibles ). Ses supérieurs hiérarchiques l’ont parfois mal vu, car il prêchait une foi vivante, pratique, ouverte à la guérison spirituelle et physique.

Ernest Houssay devint « l’Abbé Julio » dans le cœur du peuple, un prêtre un peu mystique, à la frontière entre le catholicisme traditionnel et les pratiques ésotériques. Il se passionnait pour la théurgie chrétienne (l’usage sacré de symboles, de prières, de bénédictions), les prières de guérison et exorcismes, les talismans et pentacles qu’il voyait comme des instruments de la Providence divine. Il croyait que Dieu n’était pas enfermé dans les dogmes d’une Église, mais qu’Il agissait partout, et que les symboles canalisaient cette présence.

L’Abbé Julio a publié plusieurs livres de prières et de rituels destinés aux croyants : L’Évangile du pauvre (recueil de prières accessibles aux humbles), Recueil des prières, conjurations et oraisons, Les véritables pentacles et prières, où il réunit 44 pentacles, inspirés de traditions hébraïques, chrétiennes et ésotériques. Ses ouvrages se vendaient beaucoup dans les campagnes et parmi les personnes simples qui cherchaient des moyens concrets de se protéger ou de guérir.

Sa réputation

Pour beaucoup, l’Abbé Julio fut un guérisseur spirituel et un protecteur. Ses pentacles étaient utilisés comme talismans dans les foyers, au chevet des malades, dans les champs contre les orages, ou portés sur soi pour éloigner la malchance. On rapporte des témoignages de guérisons, de protections miraculeuses, de personnes soulagées de leurs angoisses.

Sa mort et son héritage

L’Abbé Julio est mort en 1912, à l’âge de 68 ans. Mais son héritage spirituel ne s’est pas éteint : ses pentacles et ses prières continuent à circuler encore aujourd’hui, réédités dans de nombreux ouvrages. Il est devenu une figure majeure de l’ésotérisme chrétien populaire, à mi-chemin entre le prêtre et le mage, entre la religion et la magie spirituelle.